Notre mandat
Théâtre de création contemporaine, Théâtre jeunesse en tête veut aller rejoindre le jeune dans son vécu, là où il se trouve, et l'emmener vers un ailleurs. En proposant à ses artistes des processus de travail différents, il cherche à poétiser le réel en allant sur des sentiers non battus. Il tend vers des créations audacieuses, tant au niveau de la forme qu'au niveau du contenu. Portant à la scène les interrogations des 4 à 17 ans, il se veut une fenêtre ouverte sur le monde, afin de contribuer à l'éveil de leur conscience sociale. Théâtre de tournée, il croit qu'il est important de se produire autant dans les salles de spectacle que dans les écoles des petites communautés; et ce, principalement en Ontario.
Historique de notre organisme
En janvier 2005, le Théâtre Jeunesse en Tête se constitue en organisme à but non lucratif dûment incorporé avec un numéro de charité. Sous la gouvernance d'un conseil d'administration de cinq personnes tenant à coeur la cause du théâtre jeune public, Anne Marie Riel prend la barre de la direction artistique. Le Théâtre Jeunesse en tête a maintenant un conseil d'administration de huit personnes fort impliquées.
Le papillon blanc, première création de la compagnie écrite et mise en scène par Riel, raconte la relation entre Rosalie, 8 ans, et son grand-père, Léo, souffrant d'Alzheimer. Dans ce texte d'une grande sensibilité, l'enfant accompagne le vieillard dans les derniers milles d'une mémoire qui s'effrite. C'est Rosalie qui deviendra la porteuse des histoires de Léo. Il y eut 66 représentations de cette pièce pour les 6 à 10 ans, et l'accueil fut des plus favorables. La mise en scène proposait un immense lit en plexiglas sur lequel et sous lequel s'entrecroisaient adroitement acteurs et marionnettes sur une musique de Claude Naubert.
En octobre 2005, la compagnie crée Le Pont de pierres et la peau d'Images de Daniel Danis dans un environnement sonore de Claude Naubert, et un décor de Brian Smith. Anne Marie Riel, qui signe la mise en scène, propose une lecture de l'oeuvre à plusieurs niveaux, avec une richesse symbolique et une théâtralité épurée. Après 28 représentations, cette production est choisie par les Rendez-vous de la francophonie pour une tournée nationale de 44 représentations d'un océan à l'autre du pays. Le spectacle fut en vitrine à Contact ontarois en janvier 2007 ; et une troisième tournée diffusée par Réseau Ontario et subventionnée par le programme Tournées et collaborations est eut lieu en mai 2008.
Au printemps 2006, Anne Marie Riel crée À l'eau Leila ou Dans le creux de la vague, un spectacle qui raconte la survie d'un jeune garçon au milieu de la mer suite à un tsunami. Le décor signé Julie Giroux enveloppe complètement les enfants dans un univers bleuté dans lequel d'immenses vagues viennent rouler à leurs pieds. Naubert compose des chants lyriques à être livrés de vive voix par le personnage de la mer. Benjamin Gaillard dans le rôle du jeune Ty se donne dans un jeu physique acrobatique, tout en donnant au personnage une gamme émotive bouleversante. La profondeur du sujet et l'esthétique tout à fait contemporaine vont chercher d'emblée les spectateurs. 34 représentations dans les écoles et une représentation publique en partenariat avec le musée des enfants (Musée des Civilisations).
Dès juin 2006, Le Théâtre Jeunesse en Tête commence un processus de création particulier pour un spectacle sur le thème des amérindiens intitulé Zhinquaak. De nouveau en partenariat avec les Rendez-vous de la Francophonie, ce spectacle est produit à la Nouvelle-Scène le 31 mars 07 et aussi en tournée scolaire pour quelque 24 représentations. Dans un décor de Pierre Desjardins et une musique de Dominique St-Pierre, cette création fut précédée de séjours dans des communautés amérindiennes par l'équipe de création. La pièce raconte l'histoire d'un jeune amérindien qui entend les cris des arbres et les pleurs de la terre, sa destinée le portera à la défense de la forêt boréale. Une pièce qui pose aux jeunes la question de la déforestation et propose des lendemains permettant une vie en harmonie avec la nature. Un spectacle enlevant avec des numéros de voltige et d'échasses.
Sous un ciel de chamaille est née d'un désir de collaboration entre l'auteur Daniel Danis et la metteure en scène Anne Marie Riel. En effet, le dramaturge et le metteur en scène se sont rencontrés à trois reprises lors de laboratoires de quelques jours afin de tisser conjointement le texte et la mise en scène. L'équipe de conception et les acteurs étaient présents, et la démarche de création fut des plus stimulantes de part et d'autres.
L'histoire raconte l'amitié immense entre deux enfants de clans adverse. Rina, 8 ans, vit en Israël. Juste de l'autre côté de la frontière, habite Azaria, jeune palestinien de 11 ans. Tout commence un jour à cause de l'eau. De cette première rencontre, suivront plusieurs autres ou les enfants se prendront d'une amitié profonde malgré le passé social politique qui les différencie. C'est dans le pardon et la recherche de compassion que Rina et Azaria apprendront le respect du vivant, et viendront à réinventer leur destinée.
La pièce à été jouée en première mondiale à la Nouvelle Scène le 21 avril 2007; puis, en tournée dans les écoles de l'Ontario français pour 24 représentations.
La mise en scène poussait l'exploration du dialogue entre l'écriture scénique et l'écriture cinématographique; par le biais de projection vidéo en temps réel. En effet, le personnage de l'oiseau manipulait à vue une caméra vidéo du haut de son perchoir. Le jeu dans le carré de boue des enfants personnages étaient, par exemple, projetés sur grand écran, passant de l'infiniment grand à l'infiniment petit, et exprimant le pouvoir de l'imaginaire du jeune pour la transformation du monde.
La pièce s'adresse avec force à l'intelligence émotive des enfants en leur remettant dans les mains les clés d'un monde meilleur. En effet, les enfants Rina et Azaria vivent une expérience profonde d'empathie l'un pour l'autre. Après avoir fait fi des barrières sociales et politiques qui les séparaient, ils vont finir par réinventer un lieu ou la cohabitation est possible tout en respectant l'identité culturelle de chacun. Ce tout nouveau texte se place indéniablement en tête de file dans le renouveau artistique au théâtre jeune public. Il se veut un acte de foi en l'imaginaire de l'enfant pour transformer notre monde.
En effet, cette pièce, inscrite dans un processus continu de réécriture dramatique afin de suivre les enjeux de l'écriture scénique, cherche à montrer à l'enfant comment il peut reconstruire un monde sans frontières. Il cherche à lui démontrer que les choses peuvent changer par la pensée.
La très belle finale ou les deux enfants imagine un nouvel espace de vie ne vise pas l'unification des races, qui serait de toute manière une pure utopie, mais l'organisation d'un espace commun de partage et d'échange au centre des différences identitaires.
Automne 2007, la compagnie est reçue en résidence à la salle Jean-Despréz de la Maison du citoyen pour la production Pacamambo de Wajdi Mouawad mettant en vedette Lyette Goyette, Richard Léger, Geneviève Lefebvre et Michel Sauvé. L'histoire raconte les étapes du deuil telle que vécues par Julie, 12 ans, suite à la mort de sa grand-mère Marie-Marie. L'enfant s'enferme dans la cave avec le cadavre pendant trois semaines, attendant la Mort afin de lui dire sa façon de penser. Acceptée en vitrine à Contact ontarois, Pacamambo part ensuite en tournée dans les écoles diffusée par Masc. La mise en scène signée Riel joue des lumières qui sont dissimulées sous des planchers transparents (magnifique scénographie de Pierre Desjardins), et les projections vidéo sont cette fois en temps diffusé sur un écran en forme de lune.
Au printemps 2008, Le Théâtre Jeunesse en Tête part pour une troisième tournée de Le Pont de pierres et la peau d'images en Ontario, tournée de Réseau Ontario subventionné par le CAO.
Suite à un laboratoire de développement qui eu lieu en octobre 08 ( Jets, CAO) , la compagnie est présentement en début de production pour Kiwide Daniel Danis (texte pour ado) grâce au financement de la Ville d'Ottawa, de la fondation Trillium de l'Ontario, de la Fondation franco-ontariene, de Partimoine Canada, et du Conseil des Arts de l'Ontario. Kiwi sera présenté à la Nouvelle-Scène du 27 mai au 3 juin 09, puis, en tournée dans les écoles secondaires, collèges et universités. Il sera ensuite en mode diffusion en 2009/2010.
Membres du conseil d'administration
Président
M. André St-Onge
Avocat et artiste visuel
159, rue Champlain
Gatineau (Québec)
J8X 3R3
819-777-8251
astopsigris@hotmail.com |
Vice-président
M. Gilles Provost
Directeur artistique du Théâtre de l'île
30, rue Front
Gatineau (Québec)
819-595-7451
819-220-0717
Provost.gilles@gatineau.ca
cjutras@magma.ca |
Directeur artistique
Mme Anne Marie Riel
Directrice artistique
1948, avenue Montclair
Ottawa (Ontario)
K1W 1H9
613-719-9930
613-830-3710
613-830-4282
rielam@rogers.ca
riel@jeunesseentete.ca |
Trésorière
Mme Nathalie Gamache
Obstétricienne gynécologue
917, prom. Beauclaire
Ottawa (Ontario)
K1C 2J5
613-834-3865
613-296-7551
natgamache@hotmail.com |
Secrétaire
Mme Annik Boutin
Traductrice
34, chemin Belle-Terre
Chelsea (Québec)
J9B 1S5
819-827-4802
819-210-4804
613-943-0540
annikmaison@gmail.com
boutia@parl.gc.ca |
Conseillère
Mme Michelle Richer
Enseignante, cycle moyen
500, boul. Des Grives, app.2
Gatineau (Québec)
J9A 3W7
819-770-9701
819-635-3505
richemi@ceclf.edu.on.ca |
Conseiller
M. François-Régis Soucy
Directeur d'école élémentaire (retraité)
25, montée Levert
Ripon (Québec)
J0V 1V0
819-428-1881
FrancoisRegisSoucy@tlb.sympatico.ca |
Conseillère
Mme Michèle Vinet
Pédagogue et romancière
613-737-0201
michele.vinet@opera.ncf.ca |
Membre honoraire
M. Marius Tremblay
Compositeur et étudiant au doctorat
1947, chemin de la Grande Presqu'île
Plaisance (Québec)
J0V 1S0
819-427-6116
mariustremblay@sympatico.ca |
|
|
|